Conscience et connaissance

 

Création d’une conscience suprahumaine

Cette conscience est le résultat d’un processus d’alternance ; un feed-back spirale.

Vécu de l’expérience et recul sur l’expérience (le feed-back). Alternance entre une conscience extérieure qui a mis en scène un scénario pour devenir plus consciente d’elle-même et la conscience que l’on a lors du vécu de l’expérience.

L’essentiel n’est pas la conscience lors de l’expérience, mais la conscience lors du feed-back.

Lors d’un rêver commun, ou lorsque je réalise une peinture ou une quelconque œuvre artistique pour laquelle je dois être en transe, la conscience du moment de la création n’est importante que par rapport à la conscience de la lecture que je peux faire de l’œuvre réalisée, depuis l’extérieur. Cette conscience dissociée peut être une lecture faite par quelqu’un d’autre qui est capable de « voir » l’œuvre depuis un point de vue extérieur.

C’est comme un geste manqué, un lapsus et l’interprétation que l’on peut avoir par après.

Dans la conscience du moment est présent la conscience des trois centres inférieurs ou l’inconscient lors d’un lapsus, alors que dans le recul et ce va-et-vient entre les deux, est présente une conscience supérieure. Cette seconde conscience dissociée, c’est la conscience du feed-back et en effectuant un aller-retour, une méditation sur le feed-back et l’expérience, on va élever, enrichir la seconde conscience ou conscience rêveuse. Cet approfondissement, enrichissement est grandement facilité lorsque l’on échange à deux sur une expérience et son feed-back.

Lorsque l’on est identifié à une expérience vécue, l’état de conscience dont on fait l’expérience est celle de l’attention à soi. Préoccupé de sa petite personne, les autres n’existent plus. En revanche lorsque l’on se dissocie par la transe, notre point de vue peut s’élargir. Nous prenons du recul et commence à entrer dans notre champ de conscience d’autres personnes. Alterner l’attention première, l’attention à soi avec une attention de plus en plus élargie, l’être s’éveille de plus en plus à autrui, le monde, et l’univers. C’est la quatrième voie, celle de l’éveil. Cet état de conscience élargie portera ses fruits lorsqu’elle fera l’objet d’une réflexion méditative lors de feed-back successifs.

Toute méditation suit ce processus d’aller-retour entre une focalisation sur le(s) centres psychiques inférieurs qui s’expriment dans l’expérience et la focalisation sur un élément extérieur à soi ; un objet, une personne, un symbole, suivi d’une réflexion spirituelle, c’est-à-dire : à partir d’une conscience abstraite, celle du Dieu intérieur résultant d’une pratique du discernement spirituel.

Ceci nous fait comprendre la raison pour laquelle l’échange de point de vue sur une expérience et le feed-back spirale que l’on va faire est important. Important également d’écrire bleu sur blanc les feed-back successifs entre soi et au moins une personne. Méditer ou effectuer un feed-back sur un enseignement est la voie de création d’une conscience élargie. Il ne suffit donc pas de lire pour retirer un surplus de conscience. Je rappelle l’adage alchimique :

 

ORA, LEGE, LEGE, LEGE, RELEGE, LABORA ET INVENIES

PRIE, LIS, LIS, LIS, RELIS, TRAVAILLE ET TU TROUVERAS.

 

Prenez conscience de ceci : le verbe orare est inclus dans laborare. Prier, c’est travailler selon le principe : “Aide-toi, le ciel t’aidera”.

Travailler dans ce sens de tirer une « connaissance » d’un enseignement. La connaissance est l’essence d’un travail dans la matière, une connaissance issue d’une pratique et non d’une cogitation intellectuelle ou spirituelle.

Mais qui peut réellement tirer une « connaissance » d’un enseignement ?

Seulement ceux qui étaient déjà bien avancés dans la démarche, prêts à comprendre. Donc, il s’agira pour eux d’une confirmation et non d’une révélation. Quant aux autres, même si tout était déballé devant leurs yeux et que tous les détails techniques leurs soient livrés, même dans ces conditions je doute qu’ils puissent comprendre, parce que le problème ne réside pas tant dans l’art d’expliquer que dans la façon de comprendre et pour atteindre ce niveau il faut avoir abandonné l’ancien « savoir » identifié à une connaissance.

 

Je vous donne un exemple : Je suis diplômé en chimie-physique capable d’additionner, multiplier, diviser, effectuer des fractions et des pourcentages, et même capable de résoudre des équations du second degré à deux inconnues avec x et y.

Même si j’ai d’excellents professeurs, pourrais-je intégrer, en peu de temps, la loi de causalité inverse ou la réalité des mondes parallèles, infra et supramondes et concevoir un espace à « n » dimensions ?

Vraisemblablement pas.

Pour y parvenir, il faudra du temps, étudier, pas à pas, acquérir et intégrer les concepts, maîtriser les états modifiés de conscience, puis, un jour (peut-être), toutes ces « formes » supra mathématiques paraîtront évidentes et simple comme bonjour. Non pas parce que le langage employé aura été simplifié, mais parce que mon esprit aura évolué, mûri, et sera devenu apte à percevoir clairement ce qui semblait auparavant incompréhensible. Or, cette topologie d’objets à « n » dimensions existe depuis très longtemps et seul un très petit nombre “d’élus” sont parvenus à l’appréhender simplement parce qu’il aura appliqué l’adage des alchimistes : PRIE, LIS, LIS, LIS, RELIS, TRAVAILLE ET TU TROUVERAS.

L’analogie avec l’alchimie peut être poussée plus loin puisque la topologie d’objets dans un espace à n dimensions n’est pas vraiment un Grand secret. Il n’y a pas plus de secret dans ces équations à espaces multiples qu’en alchimie.

 Mais cependant, j’ai rencontré une impossibilité à communiquer ces notions à une personne qui n’a pas préalablement acquis la tournure d’esprit nécessaire. Les grimoires mathématiques sont aussi atroces à déchiffrer que ceux de l’alchimie. Pour vous en convaincre, je vous propose de jeter un bref coup d’œil à cette page (une parmi tant d’autres) de Wikipedia :

« En effet, on dirait que, par nature, la SCIENCE – au sens ésotérique comme au sens commun – se protège elle-même des curieux et des envieux. En faisant référence à l’alchimie, nous savons que Carl-Gustav Jung ou René Alleau se sont attaqués à la question ; Et avec quels résultats ? Leurs écrits sont tout autant dénigrés par ceux qui n’y comprennent rien, qui n’ont pas pu ouvrir leur esprit au changement, à l’inconnu. Cette limitation d’esprit, raideur dogmatique est le résultat d’une focalisation sur le sacro-saint principe de la méthodologie. Ce n’est pas l’alchimie qui doit s’abaisser au niveau de compréhension des gens, mais c’est aux gens d’élever leur niveau de compréhension afin de percevoir l’alchimie. Il n’y a rien à comprendre dans l’alchimie ni aucune méthode ou technique qui pourrait vous donner accès au arcanes ésotériques. Il y a juste à PERCEVOIR ; percer le voir étriqué.

Deux citations à méditer :

« De manuels techniques, nous avons fait des fables poétiques. Maintenant, nous ne savons plus lire ce qui est écrit en toutes lettres » (Betov )

« Il n’est pas facile de tout expliquer simplement par des mots, non pas par volonté de secret mais par incapacité de transmettre, faute de vocabulaire existant (Ludivine).

PRIE, LIS, LIS, LIS, RELIS, TRAVAILLE ET TU TROUVERAS. La prière est une forme élevée de méditation constructive. Lire demande une maîtrise de l’identification. Travailler signifie échanger nos feed-back. Alors, si vous persistez avec courage et détermination s’éveillera en vous une conscience suprahumaine et avec elle l’éveil de facultés nouvelles.

 

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