Le mariage mystique

Pardonner

Ou comment vivre, sans se battre, se faire la gueule   dans un espace confiné.

 

Réaliser cette union, c’est vouloir la paix, c’est pardonner à soi et aux autres. Alors peut se réaliser l’union mystique qui est un état de paix ici, sur terre dans cet espace de confinement et au ciel dans le lieu commun d’une vie paisible.

 

Le processus est simple. Il faut deux réceptacles pouvant contenir chacun la même quantité d’énergie mâle et le second ; femelle. Les deux réceptacles doivent être vide. Les mélanger ensemble dans un autre réceptacle, les marier et attendre la naissance de l’enfant.

Les deux réceptacles ; c’est le corps physique de chaque partenaire. Le réceptacle de mise en communion est ici, le cadre du jeu MVG. L’enfant est l’Esprit commun. C’est cet Esprit double qui va permettre la réalisation des rêves et objectifs du couple ou d’un cercle d’évolution.

Pour revenir à notre cadre d’évolution ; le jeu de rôle, reprenons les symboles de base.

L’enfant

L’enfant, c’est le sel d’où renaît le phénix, la pierre philosophale, c’est-à-dire la personnalité non physique unifiée résultant du mariage du roi et de la reine. Ce sel a acquis en tant que double, la capacité de faire descendre l’Esprit, de fixer le volatil. L’adage suivant nous dit bien de quoi il s’agit . Il faut mettre du sel sur la queue des oiseaux pour qu’ils ne s’envolent pas. Ce sel va sceller ensemble l’esprit et la matière.

Le soufre

Le soufre, c’est notre agitation, notre excitation générée par le désir. Un ardent désir est nécessaire pour que du mariage du roi et de la reine naisse l’enfant phénix. Le soufre, c’est l’émotion, la souffrance émotionnelle ; ce n’est ni négatif ni positif, c’est la compilation des deux. C’est par le souffle que l’on pacifie nos émotions en faisant circuler le souffle par la position air entre les partenaires.  Vous trouverez la description de cette cinquième position dans le cycle 5 de notre cursus.

Il n’y a rien à éliminer ni à maîtriser, il faut juste équilibrer les opposés. La souffrance qui n’est pas utile au travail vient du fait que l’on garde à l’intérieur nos émotions.

 

Les noces chymiques

Le travail au début va consister à faire cesser l’agitation. Il faut équilibrer, pacifier. Il faut établir une cohabitation pacifique des contraires. C’est la capacité de comprendre l’autre, l’enfant, le conjoint, la famille ou les partenaires d’activités.

Comprendre l’autre implique que l’autre est différent sinon, il n’y aurait pas lieu de le comprendre. Cela signifie que l’homme et la femme ne sont pas égaux. Si chacun était le même, alors il y en aurait un de trop. On ne va pas faire la vaisselle à deux ni langer bébé à deux. Il y aurait un de trop. Un d’inutile qui pendant ce temps pourrait faire autre chose de plus utile.

L’homme et la femme sont complémentaires, en ce sens qu’ils travaillent tous les deux à compléter un travail. L’un peut faire la plonge et l’autre essuyer ou ranger la vaisselle. Être complémentaire, c’est compléter l’élément terre.   Pacifier les relations entre les uns et les autres est le travail de l’alchimiste. On va éliminer l’agitation qui s’est installé, par exemple, en constatant que la vaisselle n’est pas encore faite. Ça traine et les poubelles ne sont pas sorties. Je suis agité car j’attends que l’autre face tout ça. Alors, conscient de vouloir vivre en paix et conscient que nous ne sommes pas égaux, alors je vais soit faire la vaisselle, ou sortir les poubelles ou autre chose que j’attendais que l’autre face.  Je ne vais pas rester assis à regarder la télé dans un état d’excitation. C’est cela réaliser les noces chymiques. Il n’y a rien d’alchimique en cela, c’est la chimie de chacun qui est en jeu. C’est la raison pour laquelle le terme est « chymique » et non alchimique. Il y a le « Y » qui symbolise l’homme à deux têtes ; deux êtres complémentaires œuvrant à une tâche commune terrestre.

Le mariage mystique est alchimique, c’est autre chose, il se déroule dans une dimension non terrestre et met en présence deux énergies pour créer un être UN ; l’enfant. Cet enfant, c’est l’Ange – souvent les parents appellent leur enfant « mon petit ange » – le double céleste d’une réalité terrestre.

Réaliser la pierre philosophale va donc impliquer de pardonner ; c’est-à-dire : donner une part du travail à l’autre et, bien sûr, de prendre en main sa propre part.

Ainsi le mariage mystique ; je veux dire énergétique ne peux s’accomplir qu’en réalisant d’abord les noces chymiques qui implique de pardonner et non de râler en attendant que l’autre fasse tout le travail.

Cette période de confinement est le moment où l’on va pouvoir comprendre l’autre, réaliser les noces chymiques, pardonner et après pacification, réaliser, ou pas, le mariage mystique. Je dis « ou pas », car ce sera la première épreuve ; celle du pardon et non du partage.

Le but de l’alchimie ce n’est pas de trouver la lumière, mais de pardonner aux ténèbres ; cette partie excitée en nous qui râle, critique et veux être reconnu comme maître dominant parce qu’il a plus de conscience que l’autre. Je vois ce qui ne se fait pas, ce qu’il faudrait faire, mais je ne pardonne pas et reste furieux, excité, allongé dans mon fauteuil. C’est-à-dire que moi, je suis conscient de ce qu’il faut faire, je suis dans la lumière et tous les autres autour de moi, et bien je m’en fous.

Ce n’est pas cela que recherche l’alchimiste – et je dois inclure dans ce terme tous ceux qui poursuivent un travail spirituel, psychologique en solitaire sur eux -même. L’alchimiste recherche la pacification des contraires, réaliser le mariage mystique. L’unité c’est un ensemble lumière et ténèbres.  Lorsque les deux sont mis ensemble la lumière et les ténèbres disparaissent. La lumière doit disparaitre car en fait elle est conscience égoïste, un état de suffisance orgueilleuse. Donc la lumière n’est pas ce que l’on doit rechercher, mais l’union des opposés. Ce n’est pas pour accéder à une plus grande conscience que l’on va travailler, mais à engendrer un état de paix. La paix en soi en éliminant l’excitation émotionnelle par la réalisation des noces chymiques, par le pardon pour ensuite créer un état supérieur ou n’existe ni la lumière ni l’obscurité.

Alors lorsque l’on pardonne, toute illusion, attente terrestre disparait ainsi que tout ce qui est autour y compris soi-même. c’est à ce moment que l’on va pouvoir être, exister vraiment comme partie du Tout. On fait cesser ainsi le « je veux, je ne veux pas, ; j’aime et je n’aime pas. C’est cela que réalise le pardon. Je ne partage pas, je donne une part et je prend l’autre part.

Cet article vous a plu ? N’hésitez pas à lui mettre une note (étoiles).
Un commentaire de votre part me ferait également plaisir 😉
fr_FRFrançais
%d blogueurs aiment cette page :